Vendredi 7 mars 2008
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Les vilaines têtes de Notre-Dame

Rue de la Chouette

Rue de la Chouette

Rue de la Chouette

Rue de la Chouette

Rue de la Chouette

Rue de la Chouette

Chevet

Chevet

Chevet

Rue de la Chouette

Rue de la Chouette
Les monstres de Notre-Dame

Façade

Façade

Façade

Façade

Dragon
Les animaux de Notre-Dame

Loup

Crapaud

La Chouette
Autour de Notre-Dame

Hôtel de Vogüe

Hôtel de Vogüe

Maison Millière

Maison Millière
Le Palais des Ducs de Bourgogne

Cour de Flore

Place des Ducs

Place des Ducs

Cour de Bar

Cour de Bar
Autour du Palais des Ducs

Rue Jeannin

Rue Jeannin

Rue Chaudronnerie

Maison des Cariatides - Rue Chaudronnerie

Rue Vaillant

Rue Verrerie
Un peu plus loin
Rue Berbisey

Cours du Parc

Rue du Vieux Collège
Admirez un peu sous quels regards vous promenez votre quotidienneté.
Inquiétants, monstrueux, laids, menaçants, sardoniques, grimaçants, tordus, infernaux, fous, ironiques, moqueurs, enragés, ces rictus creusés dans la pierre vous surveillent sans être
vus.
Si, dans vos balades diurnes, vous remarquez des figures plus inquiétantes, faites-le savoir, car on ne les voit pas deux fois.
Dimanche 17 février 2008
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L'église Saint Philibert est l'unique église romane de Dijon. Située à proximité de la
cathédrale, elle fait partie de ces nombreuses églises dijonnaises qui ont perdu leur vocation cultuelle. Saint Etienne (anciennement cathédrale de Dijon) est aujourd'hui la Chambre de Commerce
et d'Industrie, Saint Jean est la salle du Théâtre National Dijon-Bourgogne, la chapelle des Carmélites est utilisée par des services de la Mairie, le Monastère des Bernardines abrite
aujourd'hui le Musée d'Art Sacré et l'église du Collège des Godrans est depuis trois cents ans la Bibliothèque Municipale. Si chacun de ces monuments jadis religieux a aujourd'hui une fonction
spécifique, l'église Saint Philibert, classée monument historique, est actuellement un édifice désaffecté.
Bâtie au IXème siècle, puis reconstruite au XIIème siècle, elle a servi de dépôt de sel aux XVIIIème et XIXème siècles, puis de
salle d'exposition. Le sel mêlé à l'humidité a provoqué une érosion de la pierre, et plus particulièrement au niveau des piliers. Cette érosion met l'édifice en péril depuis les années
soixante-dix, suite à la mise en place d'un système de chauffage. L'église est fermée depuis 1979 car elle est jugée dangereuse. C'est seulement à partir de 2002 que les journées du patrimoine
permettent de découvrir cette belle église romane, amputée d'un chevet au XIXème siècle au profit de l'aménagement d'une rue.
Actuellement, les voûtes sont maintenues par des échafaudages et les piliers sont entièrement recouverts de plaques destinées à
arrêter les remontées d'eau dans la pierre, ce qui donne une vision assez spectaculaire des dégâts et surtout des moyens mis en oeuvre pour sauver l'église.
Malgré l'optimisme de notre petit journal Dijon Notre Ville, l'église n'est absolument pas présentable. Passer sous
les échafaudages, à côté des fondations incertaines, s'embourber dans les graviers et sentir l'humidité glaciale des pierres malades ne laisse rien présager de positif pour le moment. Visiter
l'église Saint Philibert, c'est un peu comme être du côté penchant de la tour de Pise.
Mardi 9 octobre 2007
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Dijonnaise depuis toujours, j'ai été voir pour la première fois seulement la Chapelle des Elus à Dijon. Elle a été construite dans les bâtiments des Etats sous Louis XV. Il est à présent très
simple de s'y rendre ; il suffit d'entrer dans l'Office de Tourisme situé rue des Forges.
Un instant suffit. En effet, poussé par une irrésistible envie de beauté, de lumière et d'harmonie, vous vous dites, alors que vous faites votre petit marché sur les halles le samedi matin, que
vous n'avez encore jamais été voir la Chapelle des Elus alors que vous passez devant tous les jours...
Ce jour-là, vous y entrez et vous le faites finalement aussi simplement que si vous alliez acheter des légumes au marché bio. Seulement, à chaque fois que vous êtes passé devant sans vous
arrêter, peut-être trouviez-vous que votre disponibilité d'esprit n'était pas suffisante pour apprécier cette petite visite. Pourtant, je trouve qu'insérer un peu d'art dans le quotidien, c'est
tellement essentiel et ça demande si peu !
Dimanche 30 septembre 2007
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A l'occasion des Journées du Patrimoine, j'ai visité le Palais de Justice de Dijon. On y entre par la rue du Palais et non par la rue Amiral Roussin depuis laquelle on aperçoit la grande rosace
de la chapelle des pains perdus. Rue du Palais, on pénètre directement dans cette grande chapelle restaurée au XIXème siècle. A gauche se trouve la cour d'assises, à droite la cour d'appel. La
salle de la cour d'appel a été construite sous François Ier. Elle conserve une merveilleuse tapisserie d'époque [photo] et de prodigieux vitraux représentant des allégories de la justice.
Certains ont été détruits pendant la Révolution Française. Les plafonds à la française sont d'une rare finesse.
Bien évidemment, j'ai oublié mon appareil photo lorsque j'ai visité ces petites merveilles, alors je ne pourrai vous montrer qu'un maigre aperçu d'une de ces deux magnifiques salles. J'y suis
retournée plus tard, dans l'espoir de pouvoir entrer discrètement au moins dans la chapelle des pains perdus mais, lorsque j'ai poussé la porte vitrée, armée de mon appareil photo, un grincement
incongru s'est dispersé entre les vieilles pierres silencieuses et une patrouille d'avocats en noir ont relevé la tête. J'avais vraiment l'air d'une touriste et j'ai trouvé ça un peu abusé !
Voici quand même une photo de la cour d'appel, qui est la plus belle des deux salles.
Sur la photo suivante, vous pouvez aussi apercevoir le Palais de Justice et mieux vous rendre compte de l'importance du bâtiment. En effet, lorsqu'on se balade dans les rues du Palais, Amiral
Roussin et Vauban, derrière la place de la Libération, on ne fait que contourner le Palais de Justice qui est immense.
Je vous invite vivement l'année prochaine à ne pas profiter du train bourguignon à 5 euros mais à visiter le Palais de Justice qu'on ne peut pas voir en dehors des journées du patrimoine
(contrairement à la tour Philippe Le Bon par exemple, bouchée par une queue interminable au mois de septembre, alors qu'elle est visitable toute l'année).
Après la visite du Palais de Justice (animée par de souriantes étudiantes de l'université), je me suis rendue à l'Hôtel Bouchu, dit d'Esterno, situé rue Monge et dont la visite est en parfaite
continuité avec celle du Palais de Justice.
On situe l'installation du Parlement de Dijon à 1480. C'est à partir de cette date qu'on a vu se multiplier les constructions d'hôtels particuliers à Dijon qui servaient aux parlementaires pour
recevoir. Monsieur Jean Bouchu était Président du Parlement à l'époque de la construction de sa maison en 1643. La demeure a été rachetée par la ville en 1884.
Lorsqu'on se trouve sur le perron de l'hôtel, auquel on accède en empruntant un bel escalier en fer forgé, on a une vue splendide sur le Parvis Saint-Jean. On visite quatre pièces qui ont
conservé de belles boiseries du XVIIIème siècle, des cheminées en marbre noir d'origine et surtout de magnifiques plafonds peints du XVIIème siècle. Les salons ne sont pas meublés car la ville
les utilise régulièrement pour diverses manifestations.
Cette propriété est toute pleine de charme ; passé ces belles pièces, nous parvenons à une sorte de véranda où une large baie vitrée nous invite à descendre au jardin et à profiter d'une
délicieuse atmosphère d'intimité, en contournant de jolis parterres de fleurs. Le jardin conserve la structure de ses origines.
Derrière le bassin central, vous pouvez voir un petit parking ; ce que j'appellerai les "dépendances" de l'hôtel Bouchu est occupé aujourd'hui par la Mairie.
Les charmants extérieurs que vous voyez là sont en réalité un jardin public accessible depuis la petite rue Brulard. On peut donc s'y arrêter et l'avantage, c'est qu'il n'y a jamais personne
!
Je vous laisse savourer encore quelques images...
Ce genre de petite demeure en pleine ville tient presque du rêve... Bonne visite !